Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle, Jean Zay et Pierre Brossolette au Panthéon

Vendredi 21 février 2014, le Président de la République leur a rendu hommage au Mont-Valérien, Haut-lieu de la Mémoire nationale, et officialisé leur prochaine entrée au Panthéon.

Deux femmes ont été choisies, venant ainsi s'ajouter aux deux seules personnalités féminines reposant dans la crypte du temple républicain.

L'ethnologue Germaine Tillion fut une résistante de la première heure. Elle participe en juin 1940 à la création du réseau de résistance du Musée de l'Homme. Dénoncée et arrêtée en 1942, elle est déportée à Ravensbrück. Rescapée, elle sera parmi les premiers à témoigner de l'enfer du système concentrationnaire. Elle s'éteint en 2008 à l'âge de 101 ans.

Fille du frère aîné du général, Geneviève de Gaulle-Anthonioz est étudiante lorsqu'elle rejoint la Résistance. Rescapée de Ravensbrück, elle prendra la tête du mouvement ATD-Quart Monde en 1964. Elle est décédée en 2002. Frédérique Neau-Dufour, directrice du Centre européen du résistant déporté, lui a consacré un livre : Geneviève de Gaulle Anthonioz. L’autre de Gaulle, Éditions du Cerf, 2004. Entretien au Club de la presse de Strasbourg.

Ministre de l’Éducation du Front populaire, Jean Zay, tué en 1944 par la milice de Vichy, a laissé une profonde empreinte sur le système éducatif français. On lui doit la scolarité obligatoire jusqu'à 14 ans ou encore l'interdiction du port d'insignes politiques et religieux à l'école.

Pierre Brossolette fut l'un des principaux acteurs de la Résistance intérieure, sous les ordres du colonel Passy, chef des services de renseignement de la France Libre. Arrêté en 1944, il se suicide pour ne pas livrer de secrets à la Gestapo sous la torture.