Détail

Après restauration, le bâtiment est à nouveau ouvert à la visite. Venez le (re)découvrir dans sa couleur d'origine ainsi que la partie consacrée aux admissions des déportés (en visite guidée uniquement), fermée au public depuis 2003.

Fin des travaux

Les travaux de restauration débutés il y a plus d’un an sur la baraque crématoire sont aujourd’hui terminés : le bâtiment est à nouveau accessible à la visite. 

Cette mise en chantier fut essentielle, et d’une portée particulièrement forte en ce 70e anniversaire de la fin des camps. L’enjeu de la restauration consistait à conserver de façon pérenne les bâtiments historiques du camp.

Elle a par ailleurs montré l’attachement de l’Etat à sauvegarder un patrimoine menacé par le temps, les intempéries et le passage des nombreux visiteurs.

D’autre part, les travaux nous ont permis d’acquérir une meilleure connaissance du bâtiment et de son organisation (son mode de construction par les déportés ou la redécouverte de sa couleur d’origine) et de le restituer au plus proche de son état d’origine (remise en place du mur pare-feu...).

Enfin, elle a rendu accessible (en visite guidée) la partie du  bâtiment fermée au public depuis 2003 pour des raisons de sécurité. Un tremblement de terre en avait fragilisé le sol. Ainsi, les visiteurs peuvent à présent (re)découvrir une partie essentielle du camp : les espaces dédiés aux admissions des déportés, qui marquaient leur entrée dans le système concentrationnaire par un processus de déshumanisation parfaitement organisé. 

Pour en savoir plus : l'article des Dernières Nouvelles d'Alsace.

 

Historique

Dernière construite (1943), la baraque crématoire avait en réalité plusieurs fonctions, ce qui la rend très intéressante pour l’histoire du camp.

Son aile occidentale était entièrement consacrée à l’arrivée des déportés : c'est là qu'ils étaient déshabillés, dépouillés de leurs effets personnels, douchés, désinfectés et immatriculés, le tout dans un climat de terreur. Cette partie de la baraque, jusqu’alors fermée au public, sera visitable après la restauration. On pourra notamment y découvrir plusieurs salles de déshabillage, une étuve pour la désinfection des vêtements et les douches.

La partie centrale du block est occupée par le four crématoire, installé en octobre 1943.  Alimenté par du coke, il permettait de brûler un corps en 35 minutes environ. Sauf cas exceptionnel (massacre du 1er au 2 septembre 1944), il ne fonctionnait pas en permanence. Dans l'attente de la crémation, les corps étaient entassés dans la morgue, sous le local crématoire. Elle était reliée à la salle de crémation par un système de monte-charge.

La chaleur dégagée par les crémations chauffait le bâtiment et l'eau des douches.

Un certain nombre de pièces dans la baraque était destiné aux exécutions, soit par balle (morgue ou salle d’exécution), soit par pendaison (quatre crochets de boucher avaient été installés à cet effet derrière le four). Des condamnés étaient amenés de l’Alsace et du Bade-Wurtemberg pour leur mise à mort.

Enfin, l’aile orientale du block était réservée aux expériences médicales, avec notamment le bureau des médecins et la table de dissection. C'est là que les médecins nazis Hirt, Bickenbach et Haagen (tous officiant à la Reichsuniversität de Strasbourg, inaugurée en 1941) se livrèrent à des expériences sur des cobayes humains (généralement Tziganes ou droits communs). Celles-ci étaient menées dans le cadre de recherches de traitements contre les gaz de combat utilisés pendant la Première Guerre mondiale (ypérite, phosgène) et à l'amélioration d'un vaccin contre le typhus exanthématique.

Diagnostic avant travaux

Extérieurs

La baraque crématoire, 39 m de long sur 11 m de large, est bâtie sur un sous-sol qui tenait lieu de morgue. Elle est construite en briques, moellons de pierre d’origine locale, panneaux extérieurs  en bois, sur un soubassement maçonné. Les extérieurs ne présentent plus guère d’éléments d’origine, à part une série de planches en bois sur un des murs.

A part les toitures, refaites récemment, les extérieurs sont en mauvais état. Il faut notamment refaire les bardages en bois après une recherche en authenticité.

Intérieurs

Les sols sont en ciment sauf dans la salle des urnes, le bureau des médecins et le bureau d’accueil qui disposent d’un plancher en bois.

Si la moitié des plafonds a été refaite, la pièce du four crématoire et celle des douches n’ont en revanche subi aucune modification ou presque.

L’ensemble est dans un état médiocre (fissures, infiltrations d’eau, très forte usure des sols). Cela résulte de l’exposition au climat et du passage des visiteurs, mais aussi d’un séisme qui a entraîné en 2003 la fermeture de l’aile ouest (affaissement général des fondations).

En savoir plus

  • Conservation et restauration du patrimoine

Reportage : Alsace 20

Reportage : France 3 Alsace

Reportage : Alsace 20

La presse en parle

Travaux de restauration : phase 1

Travaux de restauration : phase 2

Travaux de restauration : phase 3

Travaux de restauration : phase 4

Travaux de restauration : phase 5

Travaux de restauration : phase 6

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