Détail

Les travaux de restauration sont désormais terminés. Nous vous invitons à venir (re)découvrir ce bâtiment et ses couleurs d'origine.

 

HISTORIQUE

Pour beaucoup de visiteurs, la présence d'une prison dans un camp de concentration parait surprenante. Pourtant, chaque camp de concentration central possédait sa prison où les déportés étaient enfermés pour avoir enfreint le règlement (avoir bavardé pendant l’appel, avoir oublié d’ôter sa casquette devant un SS). L'enfermement dans le bunker faisait partie des punitions prévues par le règlement qui, soulignons-le, n'a jamais empêché l'arbitraire le plus total de régner : SS et Kapos pouvaient frapper, torturer, assassiner les déportés dans le camp et à l'extérieur sans être inquiétés.

Le bloc cellulaire du camp de Natzweiler a été construit en 1943. Il comporte vingt cellules, dix dans chaque aile. Toutes identiques, elles font environ 8m². Les SS pouvaient enfermer jusqu'à vingt déportés par cellule pour des peines allant de trois à quarante-deux jours. Les rations alimentaires des prisonniers étaient large-ment inférieures à celles pourtant déjà très basses des autres déportés. La torture y était fréquemment pratiquée.

Entre les cellules sont aménagées de petites alvéoles d'un mètre trente de haut. Elles étaient prévues initialement pour le chauffage mais n’ont jamais été utilisées à cette fin. En réalité, les SS se servaient de ces réduits pour enfermer les con-damnés à mort. La peine était de trois jours d'enfermement avant exécution. Impossible de se mettre debout ni de s'allonger. Le déporté attendait la mort dans des conditions indescriptibles.

DIAGNOSTIC

Extérieur

Le Bunker est un bâtiment de 35 m de long sur 9,5 m de large établi sur un seul ni-veau. En raison de sa fonction, il est construit de façon très rationnelle et symétrique. Ses extérieurs sont composés de moellons de pierre d’origine locale, de brique et de panneaux de bardages en bois. Le soubassement est maçonné avec finition en ciment.

Les murs extérieurs sont dans un état médiocre notamment dans leurs parties sud et ouest. La toiture est convenable, puisqu’elle avait été partiellement refaite dans les années 2000 à la suite de la tempête de 1999.

Intérieur

A l’intérieur, les sols dans l’entrée, les toilettes et le couloir sont en ciment, mais ils sont en plancher dans les cellules. Une des originalités de la construction sont les murs qui séparent les cellules : ils sont en pans de bois avec un remplissage de briques en terre cuite, le tout enduit au mortier de chaux. Des roseaux accrochés par des fils métalliques permettent une meilleure accroche de l’enduit.

L’exposition à un climat très rude et l’affluence grandissante des visiteurs ont largement contribué à l’accélération du processus de dégradation du bâtiment : l’usure des sols est très avancée, les seuils en bois sont abrasés. Certaines cellules sont fermées au public en raison de leur mauvais état. Dans d’autres, on note des fissures et des taches d’humidité.

La restauration s’attaquera à réparer ces différents désordres. Elle cherchera également à repérer les éventuelles traces laissées par les prisonniers (graffitis).

Malgré une réutilisation du camp par l’administration pénitentiaire française, dans l’immédiat après-guerre, une partie de l’équipement du Bunker date encore de la période concentrationnaire : les urinoirs, WC, patères, le plafonnier globe installé dans les vestiaires, les interrupteurs et prises en bakélite, les accroches métalliques avec isolateurs en porcelaine à l’extérieur. Ces éléments seront naturelle-ment préservés et complétés si besoin à l’identique.

La restauration de la baraque crématoire

En savoir plus

Le reportage de France 3 Alsace sur la fin des travaux

 

 

 

Restauration du Block cellulaire - 1

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