Détail

Père attentionné, pacifiste toujours, écologiste convaincu, homme d'opinions, visiteur de prison, militant dans diverses associations et s'occupant des démunis, il rend son dernier souffle le 6 Février 2015, après une vie bien remplie.

Roger est né le 7 Novembre 1918 à Bernay dans l'Eure.

Orphelin de père à 4 ans puis de mère à 17 ans, enfant unique il a toujours été très indépendant et autodidacte ; il lit, engrange des connaissances, la culture est son loisir, il se construit seul.

Quand la guerre est déclarée, pacifiste convaincu, c'est un choc !

Après la défaite, il rentre très vite en résistance. Avec un copain, il vole des armes, les cache et sabote les entrepôts d'une base aérienne nazie près de chez lui à Beaumont-le-Roger.

Eté 1943, il est arrêté, s'évade puis est repris chez son oncle où il s'était caché. Il est emprisonné à Bernay,  à Caen en septembre 1943, puis au Cherche-Midi à Paris avec ses camarades.

Le 11 Janvier 1944, ils partent de la gare de l'Est pour le KL Natzweiler-Struthof.  A l'arrivée le Commandant du camp leur dit : « Vous êtes entrés par la porte, vous sortirez par la cheminée », il est maintenant NN (Nacht und Nebel) destiné à mourir.

Entre Kapos très durs et solidarité entre déportés la survie est très difficile.

L'appel qui peut durer des heures, le froid, la faim. Les réminiscences de lecture et de poésies l'aident à tenir bon. Ses capacités manuelles lui permettent d'améliorer parfois son ordinaire et celui de ses camarades : il vole de la nourriture, se fait repérer, martyriser, il est sauvé de justesse par son chef de block surnommé « le Saint » un communiste français qui échange son numéro matricule avec un copain décédé.

Le 19 avril 1944, il est transféré à la prison de Breslau, jugé puis envoyé dans un camp de travail à Mauthausen. Après une tentative d'évasion ratée, en été 1944, il revient à Breslau devant le tribunal et est renvoyé au KL Gross Rosen quelques mois « terribles » (sic).

Ensuite Dora et les usines de Nordhausen, où avec les copains, il sabote des pièces fabriquées par les détenus pour l'artillerie nazie.

Avril 1945, après un bombardement, les nazis restants passent au lance-flammes des détenus et en révolvérisent (sic) d'autres ; il échappe au massacre en faisant le simple d'esprit. « Encore la chance ! » (sic). Enfin c'est l'arrivée des Américains et des Canadiens.

Retour par avion au Bourget, le Lutétia : il pèse 35 kg pour ses 1,82 m.

Après une longue convalescence, à 26 ans il reprend ses études, reprend goût à la vie.

Des années plus tard, lors d'un Congrès d'anciens Déportés il rencontre sa future femme Marie-Jacqueline Montané.

Métreur-vérificateur reconnu, père attentionné, pacifiste toujours, écologiste convaincu, homme d'opinions, il arrive à la retraite.

Toujours sur la brèche, il donne des cours d'Espéranto, est visiteur de prison, s'occupe avec le père Charbonnier et le Secours Catholique des démunis, milite dans diverses associations.

Le 6 Février 2015, il rend son dernier souffle, après une vie bien remplie.

Le Centre européen du résistant déporté adresse ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

                

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