Pourquoi les baraques du camp ont-elles été brûlées après la guerre ?

Dès 1949, un projet est conçu afin de conserver le camp en lieu de mémoire des victimes du nazisme. En raison du mauvais état du camp, il est décidé de détruire la plupart des baraques en bois qui n’ont pas résisté aux intempéries. Le 29 mars 1954 a lieu l’incinération symbolique de la baraque n°12, lors d’une cérémonie officielle, marquant le début des travaux d’aménagement du lieu en mémorial national de la déportation. Étaient présents à cette cérémonie, Paul Demange, préfet du Bas-Rhin, ancien déporté de Neuengamme ; Georges Ritter, vice-président du Conseil Général du Bas-Rhin, ancien déporté ; Camille Wolff, député du Bas-Rhin, ancien déporté, Président de l’Amicale des Anciens internés des camps de Schirmeck et du Struthof ; Yves Bouchard, ancien déporté, délégué du réseau Alliance ; les représentants du Comité National du Struthof, de la FNDIRP, de l’UNADIF, de l’UFAC, ainsi qu’une délégation d’officiers anciens déportés.

4 baraques sont conservées pour la mémoire du camp : une baraque-dortoir de déportés (qui abrite aujourd’hui le musée), le block des cuisines, le block cellulaire et le block du four crématoire.

Aujourd’hui les emplacements des anciennes baraques sont matérialisés par des stèles de pierre sur lesquelles sont inscrits les noms des autres camps de concentration européens.