S.A. : (Sturmabteilung / Section d'Assaut). Milice privée regroupant les hommes de main du N.S.D.A.P., porteurs de l'uniforme brun, et dont, à l'origine, la S.S. n’était qu'une branche. C'est la S.A. dirigée par Roehm qui, après la prise de pouvoir de Hitler, ouvrit presque tous les camps de concentration (les camps sauvages). Après la Nuit des Longs Couteaux (30 juin 1934) et l'assassinat de Roehm et de ses principaux compagnons, la S.A. fut supplantée, notamment dans les K.L., par la S.S. de Himmler.
SAW : Wehrmacht Angeböriger. Catégorie nazie de classification dans les camps : réfractaire de la Wehrmacht.
SCHUTZHAFT : C'est le décret « Pour la défense du peuple et de l'État », pris dès le 28 février 1933, créant la procédure de Schutzhaft (détention de protection), qui va permettre au régime nazi de faire interner tous les opposants politiques dans les camps de concentration où ils portent un triangle rouge. À partir d'avril 1934, les opposants pourront aussi être internés dans des lieux officiellement contrôlés par la justice.
SCT : Service du Contrôle Technique. Service de censure postale et d'écoute téléphonique de Vichy, qui intercepte des milliers de lettres chaque semaine dans tous les départements, et en tire des témoignages sur des sujets désignés par Vichy comme les domaines les plus importants et les plus dangereux de la politique et de l'opinion publique. La majorité des lettres étaient ensuite envoyées à leur destinataire comme si elles n'avaient pas été ouvertes, et les rapports et conclusions des interceptions étaient adressés au préfet et au ministre de l'Intérieur. Le système se transformera en opération de surveillance politique et fut soumis à un contrôle de plus en plus direct de Vichy.
SD (Sicherheitsdienst) : Cette abréviation désigne le service de sécurité du parti nazi.
SDN (Société des Nations): Les traités de paix, élaborés au lendemain de l'armistice du 11 novembre 1918, dont le principal est le traité de Versailles, signé le 28 juin 1919, s'inspirent des 14 points » énoncés le 8 janvier 1918, par le président des États-Unis Wilson. Ceux-ci proclament « le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » et prônent la résolution des conflits par l'appel à une assemblée internationale. La non-ratification du traité de Versailles par le Congrès américain va affaiblir cette assemblée internationale, qui siège à Genève en Suisse, dès sa création. Elle ne remplit pas son rôle. Elle est remplacée après guerre par l'Organisation des Nations-Unies (ONU) dont la Charte a été signée à San Francisco le 26 juin 1945. Le président américain Roosevelt en avait jeté les bases dès janvier 1942.
SIPO-SD : Cette abréviation désigne les services de police du Reichsicherheitshauptamt (RSHA).
SMO : Service militaire obligatoire. Il fut instauré dans les pays annexés par l'Allemagne dans le courant de l'année 1942.
SNM : Service national du maquis. Organisation fondée par les MUR en avril 1943 afin de promouvoir et de coordonner la création des maquis comme forme de résistance séparée de l'AS. Son chef était Michel Brault.
SOE : Special Operations Executive. Organisation britannique secrète fondée pour mener la guerre contre l'Allemagne en Europe occupée. La section F dirigée par le major (puis colonel) Maurice Buckmaster en était le corps principal. Elle a envoyé des agents britanniques en France, a établi près d'une centaine de réseaux indépendants en recrutant des résistants français sur le terrain. Il existait une section RF, moins importante, qui opérait aussi en France avec des agents français et coopérait de plus près avec le BCRA gaulliste.
SONDERKOMMANDO : Kommando spécial composé de déportés chargés du transport et de la crémation des cadavres et de l'extraction des dents en or. Les membres de ces kommandos sont régulièrement exécutés et remplacés par d'autres déportés.
SS : Schutzstaffeln (section de protection). D'abord escadrons de protection de Hitler reconnaissables à leurs chemises noires, organisés par Heinrich en 1923 : la SS a 280 membres en 1929 et 50 000 à la veille de la prise du pouvoir en 1933. Sa puissance grandit d'année en année. Après l'élimination des S.A., Himmler et ses S.S. s'emparent de toutes les polices et des camps de concentration. En 1936 la S.S. compte 210.000 hommes et ses formations « Totenkopf » (Tête de mort) sont plus spécialement chargées de la direction des camps. Ce n'est qu'après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale qu'apparaît la « Waffen-S.S ». Elle comptera jusqu'à 40 divisions chargées des tâches les plus criminelles. Ils constituent plusieurs divisions blindées en France et sont les plus déterminés dans leur lutte contre le maquis. Le tribunal de Nuremberg dénonça la S.S. comme association de malfaiteurs.
S.S. (grades) :
S.S. (fonctions) :
Il ne faut pas confondre grades et fonctions.
Lagerkommandant, Lagerführer, Rapportführer, Blockführer, Kommandoführer, Arbeitsdiensfführer, Arbeitsführer, etc., sont des fonctions exercées par des S.S. de tous grades.
SSR : Service de Santé de la Résistance, constitué au niveau national et local au sein des MUR à partir de 1943.
STO : Service du Travail Obligatoire. Plan qui succède à celui de la relève. Destiné à satisfaire les exigences de Sauckel concernant la main-d'oeuvre à envoyer en Allemagne, il est institué le 6 février 1943 et est obligatoire pour la plupart des jeunes Français âgés de 20 à 23 ans. Il se complique ensuite de nombreux raffinements, d'extensions et d'un système d'exemptions, tandis que Sauckel ne cesse d'exiger des effectifs toujours plus nombreux. Après une interruption des départs pour l'Allemagne dans les derniers mois de 1943, tout le processus du STO est finalement suspendu par Laval le 23 juin 1944. Les nazis, qui subissaient des revers, avaient cessé d'insister sur son application. Le STO est également instauré dans d'autres pays occupés par les nazis.
STUCKEN : Morceau. C'est sous ce terme volontairement méprisant que les SS désignaient les déportés, pour leur montrer qu'ils n'appartenaient plus à l'espèce humaine.
SV : Sicherheitsverwahrungshäftling. Catégorie nazie de classification dans les camps : Droit commun multirécidiviste.