GARDE DE FER : Mouvement fasciste roumain créé en 1930 par Corneliu Zelea Codreanu en marge de l'organisation créée par son père et son oncle. Après s'être appuyé sur la Garde de Fer pour éliminer ses ennemis politiques, le roi Carol II de Roumanie, se sentant menacé, fait arrêter puis éliminer son chef en 1938. La Garde de Fer survit à la disparition de son chef. En septembre 1940, jouant la carte de la collaboration, Horia Sima, qui a succédé à Codreanu, aide l'Allemagne à installer au pouvoir le général Ion Antonescu. L'année suivante, en 1941, les éléments les plus extrémistes de la Garde de fer, dont son chef, sont éliminés par Antonescu, soutenu par l'Allemagne nazie.
GAULEITER : Responsable politique et administratif d'une région dans l'organisation de l'Allemagne nazie.
GÉNOCIDE : (du grec génos « race» et du suffixe cide « tuer »). Destruction méthodique d'un groupe ethnique. Terme employé pour la première fois en 1944 à propos de l'extermination des juifs par les nazis.
GESTAPO : Geheime Staats polizei : police secrète d'État. Police politique nazie organisée dans les années 1930, sous l'autorité de Himmler et de Heydrich et également active dans l'Europe occupée. La Gestapo traquait notamment les Juifs et les résistants. Cette police ne dépendait pas de l'État mais du Parti nazi.
GHETTO : À l'origine nom d'un quartier de Venise où les Juifs de la ville étaient obligés de résider, et où ils étaient enfermés la nuit. Au XIXe et XXe siècles nom du quartier Juif dans les villes de l'Europe de l'Est. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, quartiers dans lesquels les nazis enfermaient les Juifs dans des conditions de promiscuité, de sous-alimentation et d'hygiène épouvantables, en attendant de les déporter vers les camps de concentration ou d'extermination.
GF : Groupes Francs. Formés comme unités d'action au sein de Combat dès 1941, ils deviennent les formations militaires principales de l'AS avant les maquis, puis fonctionnent parallèlement à eux. Dans certaines régions comme les Bouches-du-Rhône, ils constituent les forces militaires principales de la Résistance jusqu'à la Libération, opérant depuis leurs foyers par des actes de sabotage, de harcèlement de l'ennemi, et pour finir par des affrontements militaires directs. Comme le maquis de l'AS, les groupes francs reçoivent des armes et des munitions dont le parachutage est organisé directement par des agents britanniques ou français agissant individuellement, ou par le Service Atterrissage Parachutage (SAP), qui coordonne la reconnaissance de terrains d'atterrissage possibles et organise leur codage avec le BCRA et le SOE. Ils mènent aussi des actions d'éclat, comme le Groupe franc qui dans la nuit précédant la commémoration du 11 novembre 1943, malgré la présence de patrouilles allemandes et de la police française, installe une Marianne et un slogan "Vive la IVe" en plein cœur de Bourg-en-Bresse (Ain).
G.M.R. : Groupes Mobiles de Réserve. Police paramilitaire de Vichy organisée en brigades régionales dont la fonction principale devient la chasse au maquis.
GPRF : Gouvernement Provisoire de la République Française. Dérivé du CFLN et dirigé par le général de Gaulle, il s'établit à Paris à la Libération et continue la guerre contre l'Allemagne. Son succès, et le droit reconnu à de Gaulle de représenter la nation française, est symbolisé par la présence de la France à la signature de la reddition allemande.
GUMMI : Matraque caoutchoutée ou gourdin que les S.S. et les kapos portaient en permanence pour frapper, administrer la schlague.