CAMPS DE CONCENTRATION : Les camps de concentration nazis regroupaient des opposants politiques, des déportés de droit commun, des Juifs, des homosexuels, des prisonniers Russes. Ces camps s'appelaient les « camps de la mort lente » car les déportés mouraient en travaillant.
CAMPS D'EXTERMINATION : Camps créés par les nazis pour tuer les déportés (en majorité des Juifs puisque les camps d'extermination ont été mis en place dans le cadre de la « solution finale », c'est-à-dire l'extermination systématique des Juifs), le plus souvent dès leur arrivée. Treblinka, Sobibor et Chelmno étaient des centres de mise à mort dépendant d'Auschwitz-Birkenau. À Auschwitz il y avait plusieurs camps : un camps d'extermination et un camp de concentration.
CATEGORIES : Dans les camps de concentration, les déportés sont catalogués suivant leur motif d'arrestation symbolisé par un triangle de couleur différente. Les Juifs arrêtés pour des raisons autres que raciales portent aussi un triangle jaune. Les déportés qui ont tenté de s'évader et qui ont été repris portent dans le dos une cible qui permet aux gardiens de les repérer plus facilement du haut de leur mirador.
CDL : Comité Départemental de Libération. Créés dans le courant du second semestre 1943 ou au début de l'année 1944, ces Comités sont calqués sur le modèle du Conseil national de la Résistance, reflétant les tendances politiques et syndicales dans chaque département. Leur passage dans la légalité ne se fait pas sans heurt ; ils doivent composer avec les nouvelles autorités mises en place par le Gouvernement Provisoire de la République Française. Ces Comités ne survivent pas aux élections municipales d'avril-mai 1945 et cantonales.
CFL : Corps francs de la Libération. L'AS et les maquis membres des MUR fusionnent en CFL en mai 1944, réorganisation annoncée sur le terrain par la dépendance structurelle de nombreuses unités de maquis par rapport à l' AS locale. La fusion officielle sembla cependant relancer les efforts de ceux qui appelaient à une action plus directe des groupes de maquis avant le jour J.
CFLN : Comité Français de Libération Nationale. Héritier du Comité national français crée à Londres par le général de Gaulle, le CFLN est constitué à Alger le 3 juin 1943. Il est co-dirigé par les généraux Giraud et de Gaulle. À partir du printemps de 1944, de Gaulle le dirige seul.
CGE : Comité général d'études. Créé en avril 1942 par Jean Moulin, le CGE est chargé d'étudier les mesures à prendre à la Libération et de proposer des plans et projets de réformes politiques, économiques et administratives. Il dépend du Délégué général en France du Comité national français. L'un de ses membres les plus connus est le professeur François de Menthon, qui en 1945 est nommé Procureur général français au Tribunal militaire international de Nuremberg.
CLL : Comité local de libération. Ces Comités sont nommés de la même manière que les Comités départementaux de Libération. Ils jouent le même rôle au niveau local. Ils ne survivent pas aux premières élections locales d'après-guerre en avril-mai 1945.
COMITE NATIONAL FRANÇAIS : Doté d'un statut comparable à celui d'un gouvernement, le Comité cumule, du fait des circonstances, les pouvoirs exécutif et législatif. Il est composé de 8 commissaires nationaux ayant des attributions de ministre. Nommés par le général de Gaulle, chef de la France Libre, ils sont responsables devant lui. Le Comité français de libération national (CFLN) puis le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) prennent sa suite.
CNR : Conseil National de la Résistance. Le 27 mai 1943 se tient à Paris, la première réunion du CNR sous la présidence de Jean Moulin. Y assistent les représentants de 8 mouvements de résistance (3 de la zone nord et 5 de la zone sud), de 6 partis politiques et 2 des principales centrales syndicales ouvrières. Après l'arrestation de Moulin à Caluire en juin 1943, Georges Bidault, représentant du Parti démocrate populaire au sein du CNR lui succède comme président.
Le programme du CNR, adopté en mars 1944, détaille les actions à mener à la Libération et esquisse une charte politique pour l'après-guerre, véritable programme de réformes à entreprendre afin de refonder la République et la démocratie sur des bases économiques et sociales plus justes.
COLLABORATEUR : Personne qui coopère avec l'occupant nazi, sans être nécessairement partisan de toutes les idées nazies.
COLLABORATIONISTE : Personne qui coopère activement avec l'occupant nazi, partage les idées des nazies et souhaite leur victoire.
COMMISSAIRES DE LA REPUBLIQUE : Les vingt premiers commissaires sont nommés par le CFLN le 3 octobre 1943 avant même la rédaction de l'ordonnance du 10 janvier 1944 portant création des commissaires régionaux. Celle-ci ne paraît qu'en juillet. À l’époque, les Alliés tentent d'imposer un gouvernement militaire des « territoires occupés ». Le premier mis en place est François Coulet en Normandie, installé aussitôt après le débarquement le 6 juin 1944. Ces commissaires dotés de pouvoirs plus importants que ceux d'un préfet sont supprimés en mars 1946.
COMPAGNON DE LA LIBERATION : L'Ordre de la Libération a été créé le l6 novembre 1940 par le général de Gaulle. Ses titulaires portent le titre de Compagnon de la Libération. 1 036 personnes physiques, 18 unités militaires et 5 communes françaises ont reçu la Croix de Compagnon de la Libération. Le ruban de cette décoration, faite d'une Croix de Lorraine fixée sur un glaive, est noir, symbole du deuil de la France en 1940, et vert. Cette dernière couleur exprimant l'espérance dans la Patrie. Cette décoration a été remise à ceux et à celles (6 femmes) qui se sont signalés pour la libération de la France et de son Empire.
CORPS DES VOLONTAIRES FRANCAISES : Il est créé le 7 novembre 1940 par le général de Gaulle. À cette date, il compte 26 Françaises. Depuis fin 1941, ce corps est dirigé par Hélène Terré, première femme capitaine de l'armée française.
Elles sont 500 en 1943, fournissant des auxiliaires aux trois armes (FFL, FNFL et FAFL). En 1944, elles sont plus de 3 000. À Alger, ce corps donne naissance à l'Armée féminine dans l'armée de terre (AFAT). Les capitaines Dupont et Dumesnil sont affectées aux commandements des Volontaires féminines de mer et de l'air.
CORPS EXPEDITIONNAIRE FRANÇAIS EN ITALIE : A l'été 1943, le général Juin met sur pied le Corps expéditionnaire français en Italie, qui prend part à la campagne d'Italie aux côtés des armées anglaise et américaine. Ce corps composé de la 2e Division d'infanterie marocaine, de la 3e Division d'infanterie algérienne, de la 4e Division marocaine et de la 1ère Division française libre comprend 200 000 hommes. Ces troupes constituées de nombreux soldats originaires de l'Empire colonial français s'illustrent particulièrement au Mont-Cassin et à Sienne libérée le 3 juillet 1944.
CROIX FLECHEES : Nom donné aux membres du principal parti fasciste de Hongrie dont le chef Ferenc Szálasi prône une idéologie proche de celle des nazis. En 1939, ce parti envoie 31 députés au Parlement. Allié des nazis, Szálasi est placé à la tête du gouvernement hongrois par les Allemands en mars 1944, après l'arrestation de l'amiral Horthy régent du royaume qui avait tenté de négocier avec les Soviétiques. En mars 1945, il se réfugie à Vienne en Autriche, puis en Allemagne. Szálasi et 3 de ses ministres sont pendus à Budapest en 1946.
CROIX DE LORRAINE : Emblème choisi par l'amiral Muselier pour les Forces navales de la France Libre (FNFL), qui devient ensuite celui de toute la France Libre.
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