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Les Hauts lieux de la mémoire nationale confiés à l'ONACVG

     

L’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) est chargé, pour le compte de l’Etat, de gérer l’entretien, la rénovation et la mise en valeur des nécropoles nationales et des hauts-lieux de mémoire.

La mission d’animation et de valorisation des sites doit permettre de développer la notoriété des sites en tant que lieux d’histoire et lieux de visite, donner les clefs de compréhension des évènements qu’ils commémorent, concevoir et mettre en œuvre des activités pédagogiques ainsi qu’une offre culturelle autour de l’histoire du site (expositions, conférences etc) et enfin contribuer au progrès de la recherche historique et à sa diffusion.

CERD

Lieu de mémoire et de culture, le Centre européen du résistant déporté (CERD), grand bâtiment de béton aux lignes épurées, conçu par l'architecte Pierre-Louis Faloci, accueille le visiteur sur le site de l'ancien camp de concentration de Natzweiler. Inauguré en 2005 par le Président de la République française, le CERD rend hommage à ceux qui, partout en Europe, ont lutté contre l'oppression. Il est le vecteur de l'histoire et de la mémoire de la déportation et de la résistance et une introduction à la visite du camp lui-même.

Centre européen du résistant déporté (CERD)

Mémorial des guerres d'Indochine à Fréjus

Mémorial des guerres d'Indochine à Fréjus

Le site Mémorial, inauguré en 1993, couvre environ 2 hectares et se structure en plusieurs parties :

  • le monument aux morts d'Indochine érigé en 1983,
  • le Musée du Mémorial ; sur 90 m² avec un espace pédagogique pour connaître ce que fut l'Indochine française et les différentes étapes du conflit,
  • la Nécropole Militaire où sont inhumés 17253 corps de militaires identifiés en provenance des cimetières vietnamiens ainsi que 62 corps de militaires antérieurement inhumés à la nécropole nationale de Luynes et 3152 inconnus, tous « Morts pour la France »,
  • la nécropole Civile où reposent 3515 victimes civiles décédées en Indochine, qui avaient été inhumées sur place et ont été rapatriées,
  • le Mur du Souvenir, de plus de 80 m de long, où sont inscrits environ 34 000 noms de combattants morts pour la France en Indochine, dont les corps ne reposent pas à Fréjus (disparus ou rendus aux familles).

Mémorial du débarquement allié de Provence au Mont Faron

Mémorial du débarquement allié de Provence au Mont Faron

C’est le Général de Gaulle, alors président de la République, qui voulut qu’un lieu de mémoire rende hommage aux combattants de la 1ère armée française et commémore le débarquement allié d’août 1944.
Le Mémorial, qu’il inaugura le 15 août 1964, se situe sur un petit fortin militaire, la Tour Beaumont construite en 1845 et destinée à la surveillance de la rade de Toulon. Ce lieu fut choisi non seulement pour son panorama mais surtout parce que le Mont Faron fut un théâtre de combats, notamment ceux menés par le bataillon de choc les 21 et 22 août 1944.
Le Mémorial expose sur 2 niveaux l’historique des combats, grâce à :

  • des objets personnels,
  • des photographies, maquettes, armes et uniformes,
  • un diaporama animé faisant revivre dans leurs grandes lignes toutes les opérations,
  • un film d’époque projeté sur un écran de cinéma.

Mémorial de la prison de Montluc

Mémorial de la prison de Montluc

Réquisitionnée par l’Armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, la prison de Montluc fait partie intégrante du système répressif nazi en plein cœur de la « Capitale de la Résistance ».
Lieu où furent internés Jean Moulin, André Frossard, les enfants d’Izieu, Montluc est la prison de plus de 8000 victimes de la politique de répression et de persécution des autorités du IIIème Reich entre 1942 et 1944.
Résistants, Juifs, civils, tous connaissent la dureté des conditions de détention, la surpopulation et l’angoisse de l’inconnu. Car Montluc n’est souvent qu’une étape douloureuse dans l’itinéraire menant vers la déportation, l’exécution, l’extermination.
Le Mémorial comporte différents espaces accessibles au public.

  • Le Réfectoire présente une exposition permanente consacrée à l’histoire de la prison de Montluc et précise son utilisation sous l’Occupation.
  • La visite de l’espace cellulaire permet de saisir la multiplicité et la diversité des internés de Montluc par la présentation de parcours de vie présentés à l’intérieur des 36 cellules ouvertes aux visiteurs.
  • Le parcours de visite se termine par un passage devant le Mur des Fusillés, situé sur le chemin de ronde de la prison.
  • Consultez la brochure pédagogique.

Mont Valérien

Mont Valérien

Lieu de culte médiéval puis d'édification d'un fort en 1841, le Mont-Valérien est le principal lieu d'exécution de nombreux résistants et otages pendant la Seconde Guerre mondiale.
Après-guerre, le site est choisi pour honorer la mémoire des morts. Le Mémorial de la France combattante est inauguré par le général de Gaulle le 18 juin 1960. Dans une crypte semi-circulaire reposent les dépouilles
mortelles de 16 combattants issus de l’armée régulière et de l’armée des ombres, ainsi qu’une urne contenant des cendres recueillies dans des camps de concentration. Un caveau vide est réservé au dernier Compagnon de la Libération. Sur l’esplanade, devant le monument en forme de Croix de Lorraine, brûle la Flamme du Souvenir.
À l’intérieur du site, un circuit permet de suivre le chemin de ceux qui allaient être fusillés : de la chapelle dont les murs gardent encore la trace des graffiti gravés par les condamnés (et où sont conservés aujourd'hui les poteaux d’exécution), à la clairière des fusillés.
Au sein de l’ancien bâtiment des écuries, face au monument aux fusillés, une exposition permanente, « Résistance et Répression 1940-1944 », présente les différentes politiques de répression mises en place dans la France occupée et permet de suivre le parcours des fusillés, résistants et otages, de leur arrestation jusqu’à l’inhumation. Un espace est également consacré à la présentation de parcours individuels, au travers les dernières lettres de fusillés originaires des différents lieux d’internement et d’exécution d’Île-de-France.

Mémorial des martyrs de la Déportation de l'Ile de la Cité

Mémorial des martyrs de la Déportation de l'Ile de la Cité

Aménagé à la pointe de l'île de la Cité à Paris, sur les bords de la Seine, le Mémorial des martyrs de la Déportation perpétue le souvenir des Déportés français lors de la Seconde Guerre mondiale. Une crypte sobre et monumentale, propice au recueillement, abrite des urnes funéraires des camps de la mort ainsi que le tombeau d'un déporté inconnu. Ce monument constitue un hommage particulièrement émouvant à la mémoire de tous ceux qui connurent les souffrances et la mort dans les camps.

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Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie
au Quai Branly

Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie au Quai Branly

Ce monument aux morts, érigé sur le quai Branly, dans le 7e arrondissement de Paris, rend hommage aux 23 000 soldats français et harkis, ainsi que victimes civiles morts durant les conflits d'indépendance des colonies françaises en Afrique du Nord : la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie. Ce mémorial, œuvre de Gérard Collin-Thiébaut, est constitué de trois afficheurs électroniques verticaux enchâssés dans trois colonnes, aux couleurs du drapeau de la France, et faisant défiler des informations relatives aux personnes et événements commémorés.

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