Les sources historiques

     

Le nouveau musée du KL-Natzweiler

Le musée, entièrement repensé, est désormais consacré à l'histoire du camp de concentration de Natzweiler et de ses camps annexes. Il présente les objets du camp issus des anciennes collections ainsi que de nombreux documents et objets encore inconnus du public.

Les documents d'archives

À partir des archives des nazis concernant le KL-Natzweiler, l'histoire du camp a pu être en partie reconstituée. De nombreux fonds ont été mis à la disposition de la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) chargée de la réalisation de ce projet, qui a effectué un choix de plusieurs centaines de documents provenant d'organismes dont les principaux sont :

  • Les BundesArchiv (Archives fédérales), Berlin et Coblence ;
  • L'USHMM (Mémorial de l'Holocauste), Washington ;
  • Le Comité international de la Croix-Rouge, Genève ;
  • Le SIR, Croix-Rouge, Arolsen ;
  • Le Bureau des archives de l'occupation française en Allemagne et en Autriche (BOFAA), (ministère des affaires étrangères) Colmar ;
  • Les Archives nationales, Paris ;
  • Les archives de la Justice militaire (ministère de la défense), Le Blanc (Indre) ;
  • Les archives des victimes des conflits contemporains (ministère de la défense/SHD), Caen ;
  • La Fondation des sciences politiques, Paris ;
  • Les fonds d'archives municipales et départementales en France ;
  • Les collections des musées mémoriaux des camps annexes en Allemagne ;
  • Les fonds privés, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, en Italie, au Luxembourg, en Norvège, en France, etc.

Les photographies

S'il n'existe que très peu d'images des déportés à l'intérieur du camp, l'iconographie est en revanche très riche sur le site, son environnement et les travaux des déportés en dehors du camp. Il en va de même pour les camps annexes de Natzweiler. Les images sont pour partie issues de fonds d'archives (justice militaire, BOFAA, par exemple), pour partie extraites d'une série d'images prises entre 1942 et 1944, retrouvées après la guerre et éditées alors sous forme de cartes postales au profit du Comité des Œuvres sociales de la Résistance. Une partie de l'iconographie présentée est, en outre, due aux hasards des rencontres et des recherches auprès d'anciens déportés qui avaient conservé quelques documents dans leurs archives personnelles.

Les dessins

Plusieurs déportés du camp de Natzweiler et de certains camps annexes ont dessiné, clandestinement ou après leur retour, de nombreux épisodes de leur vie, de leur souffrance et de celle de leurs camarades de déportation. Henri Gayot et Jacques Barrau, déportés français, Ernest Gillen, déporté luxembourgeois, Rudolf Naess, déporté norvégien, entre autres, donnent à travers leurs dessins, gravures, croquis et aquarelles, un précieux témoignage sur la vie quotidienne.

Les déportés eux-mêmes ou leurs descendants et ayants droit ont aimablement permis à la DMPA de présenter ces oeuvres émouvantes, apportant un précieux complément aux documents d'archives.

Pour beaucoup, la présentation de ces dessins au grand public est à la fois un hommage aux disparus et une nécessité absolue, « pour ne pas oublier ».

Les objets

Les dépôts, prêts et dons effectués dans les années 1980 et jusqu'à aujourd'hui permettent de présenter plusieurs dizaines d'objets, témoins de la vie quotidienne (vêtements), du travail (pioche), de la volonté de résister malgré tout (objets confectionnés clandestinement), de la mort (pince du four crématoire), par exemple. Les associations et les mémoriaux des camps annexes ont apporté une précieuse collaboration.

Le Centre européen du résistant déporté

Les documents d'archives, les photographies, les dessins

Les bornes interactives dans le hall sont consacrées aux principaux camps de concentration et d'extermination nazis. Les reproductions de documents d'archives, photographies, affiches, dessins qui y sont présentées ont été faites à partir d'originaux appartenant aux mémoriaux de ces camps, en Allemagne, en Pologne, en Autriche, et à des centres d'archives et agences photographiques en France et à l'étranger. Chaque borne constitue une base de données d'une centaine de documents.

L'exposition permanente, disposée autour de la Kartoffelkeller, présente près de 400 reproductions de photographies, affiches, documents d'archives permettant de retracer l'histoire de l'Europe de 1919 à nos jours. Les collections de nombreuses agences de presse, fonds d'archives, publics et privés, musées et fondations ont été explorées en France et à l'étranger, pour constituer un vaste panorama des résistances contre le nazisme à travers l'Europe. Les films « Vous qui vivez » et « Bonjour mon frère » ont été réalisés à partir de documents photographiques largement inconnus du grand public, collectés dans une dizaine de pays européens, auprès de musées et agences photographiques.

Les objets

Dans le hall, des objets des principaux camps de concentration et d'extermination sont présentés. Ils ont été confiés par les mémoriaux des camps, mais aussi par le mémorial de l'Holocauste à Washington et l'amicale nationale des déportés et familles de disparus de Mauthausen et de ses kommandos. Monocle brisé, morceau de peigne, petite poupée en chiffon, livre de chimie, témoignent du quotidien des camps ou de la vie « avant ». Conteneur de zyklon B, borne d'identification d'un baraquement, cintre de l'étuve de désinfection évoquent l'enfer, la mort.

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