Voyage des lauréats des prix collectifs du CNRD

Voyage en Allemagne des lauréats des prix collectifs du Concours National de la Résistance et de la déportation

Pour la première fois, le Centre européen du résistant déporté et le Mémorial de l'Alsace-Moselle ont récompensé les lauréats des prix collectifs du Concours National de la Résistance et de la Déportation pour le Bas-Rhin.
Comme pour les lauréats individuels le but de notre voyage était l'Allemagne.
Le 5 juin au matin, les élèves du lycée Leclerc de Saverne, des collèges Foch et Marnésia de Strasbourg sont partis en direction de l'un des 70 camps annexes du KL-Natzweiler, Neckarelz et du château d'Heilderberg. Ils étaient accompagnés de leurs professeurs et de personnels du CERD et du MAM.

Neckarelz

Les lauréats à NeckarelzAprès deux heures de trajet, nous sommes arrivés devant l'école de Morsbach. C'est dans cette école primaire vidée de ses élèves que les nazis ont installé, en mars 1944, le premier des six camps annexes de la vallée du Neckar.

 

 

 

 

 

 

  

Maquette du campSuite à l'augmentation du nombre de déportés, les SS firent construire des baraques dans la cour de l'école

Les usines berlinoises de production de moteur d'avions de la firme Daimler-Benz ayant été détruites par les bombardements alliés, les nazis décidèrent de déménager les ateliers dans des mines pour les protéger. Le nom de code de ce projet était Goldfisch.

Les nazis choisirent, pour le mener à bien, la vallée du Neckar car elle renferme des mines de schiste.

Les déportés du Neckar furent donc employés, dans des conditions épouvantables, à l'aménagement de ces mines en galeries bétonnées destinées à l'installation des nouveaux ateliers de production. 

 

L'école de MosbachDès la fin de la guerre, le camp de Neckarelz est redevenu une école toujours en activité.

En 2011, au fond de la cours de l'école, est inauguré le centre de mémoire de l'ancien camp de Neckarelz.

 

 

 

 

 

Le mémorial de NeckarelzLa structure du bâtiment est entourée d'une palissade en bois qui rappelle la tenue rayée des déportés et également les codes barres qui pourraient si de tels événements se reproduisaient être la nouvelle forme d'immatriculation des déportés. C'est un lien entre le passé et le présent.

 

 

 

 

 

Le mémorial est divisé en quatre parties :

 

Le revierLa partie ouverte où se trouve la baraque Revier (infirmerie) d'époque du camp et le livre en acier des morts.

La partie en dur où l'on découvre ce qu'étaient les camps du Neckar et où sont évoqués les détenus, la maladie, la mort, la faim, les évasions, l'évacuation des camps, les marches de la mort et la fin de la guerre.

 

 

 

 

 

Moteur d'avion. Mémorial de NeckarelzAu sous-sol, un atelier est reconstitué. C'est le travail de forçats des déportés qui est évoqué là.

Pour finir, un dernière espace évoque les liens entre les camps du Neckar et le camp souche de Natzweiler. On y trouve un double de la borne des noms située au musée du Struthof où sont recensés les 52 000 détenus de cette nébuleuse concentrationnaire.

 

 

Dorothée Roos et les lauréatsNous avons bénéficié lors de cette visite de l'accompagnement d'une guide remarquable, Dorothée Roos la directrice du mémorial.

 

 

 

 

 

Plaque à la mémoire des déportés, apposées sur un  <a href=mur de l'école" style="FLOAT: left" title="Plaque à la mémoire des déportés décédés, apposée sur un mur de l'école" height="195" width="260" />

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Heidelberg

Après un rapide repas sorti du sac, nous avons pris la direction d'Heidelberg dans le Bade-Wurtemberg.
La vallée du NeckarLe trajet nous a permis de découvrir la splendide vallée du Neckar, ses villages pittoresques et ses nombreux châteaux. Une agréable destination pour de futures vacances…

 

Nous sommes arrivés en début d'après midi à Heidelberg.
Le chateau d'HeidelbergAprès une courte mais rude montée nous sommes parvenus au château qui domine la ville de ses ruines imposantes.

 

 

 

 

 

Ce magnifique édifice construit à partir de la fin du XIIIème siècle a été détruit en 1689 par les troupes de Louis XIV lors de la guerre de succession du Palatinat. Il n'a été que très partiellement restauré ce qui n'enlève rien à son charme.
Pendant une heure, une guide, nous a retracé l'histoire de ce château et au travers une partie de l'histoire de la France et de l'Allemagne intimement mêlée à l'époque, en cheminant à travers les ruines et les parties restaurées.
Bâti en plusieurs étapes, le site offre des vues contrastées mais harmonieuses entre différents styles architecturaux.

 

 

Une partie des lauréates au chateau d'Heidelberg.Le groupe a été particulièrement impressionné en découvrant, au sein du chateau, le plus gros tonneau du monde qui pouvait contenir près de 222 000 litres de vin. De quoi étancher les plus assoiffés!

 

 

 

 

 

Les impératifs horaires ne nous ont pas, malheureusement, permis de découvrir la ville d'Heidelberg où est implantée, en particulier, la plus vieille université d'Allemagne.

 

 

 

 

Nous sommes rentrés à Strasbourg en début de soirée, les lauréats visiblement très satisfaits de cette sortie partagée entre culture et mémoire.

RC