Hommage à François Amoudruz

Monsieur François Amoudruz, déporté politique à Buchenwald et Flossenburg et dernier membre de la Commission exécutive du Struthof (dissoute le 24 octobre 2019) nous a quittés.

Photo : François Amoudruz présentant l'un de ses matricules à des élèves lors de la journée de préparation au CNRD. (Colmar. 2017).

C'est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de François Amoudruz. Déporté à l'âge de 17 ans, il sera, pendant des décennies, un inlassable passeur d'Histoire et de Mémoire auprès des jeunes générations.

François est né le 27/09/1926 à Albertville (74). Après l’obtention de son baccalauréat, il s’inscrit à l’Ecole de commerce de Clermont-Ferrand et à la Faculté de Droit, jumelée à l’Université de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand en septembre 1939. Le 25 novembre 1943, il est victime d'une rafle opérée au sein de l'université. Emprisonné, il est ensuite transféré, fin décembre, au camp de Compiègne (60) antichambre des camps de la mort. Le 19 janvier 1944, il est déporté au KL Buchenwald. En février, il est transféré au KL Flossenburg, près de la frontière tchèque puis à Johanngeorgenstadt, camp annexe de Flossenburg. Il y est soumis au travail forcé au profit de la firme Messerschmidt. Le camp de Johanngeorgenstadt est évacué le 16 avril 1945. Une terrible marche de la mort conduit les déportés au ghetto de Theresienstadt (Terezin) où le typhus attend les rares survivants. François survit et est libéré le 8 mai 1945. Il rentre en France le 24 mai.

Le Centre européen du résistant déporté présente ses très sincères condoléances à son épouse Liliane, à ses enfants et à ses proches.