Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation

La cérémonie a eu à 16h, le 28 avril 2019, sur le site de l’ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof, haut-lieu de la mémoire nationale dédié aux victimes de la déportation.

Depuis 1954, le dernier dimanche d'avril est consacré "Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation" afin d’honorer la mémoire des victimes de la déportation, en particulier des déportés de France, dans les camps de concentration ou d'extermination nazis.
Le nombre des déportés de France au cours de la Seconde Guerre mondiale est estimé à plus de 155 000 personnes, dont environ 80 000 victimes de mesures de répression (déportés politiques, pour faits de résistance) et 76 000 juifs, victimes de mesures de persécution. 100 000 d’entre elles ne sont pas revenues. Cette journée nationale rend également hommage aux femmes et hommes d’Europe qui furent déportés par les nazis pour d’autres motifs : Tsiganes, homosexuels, témoins de Jéhovah, handicapés mentaux.
Le camp de Natzweiler-Struthof est devenu après la guerre un Haut-lieu de la mémoire nationale dédié à la déportation. Il est donc un site particulièrement symbolique pour l’organisation de cette cérémonie du souvenir.

DEROULE :

A 16h, les représentants des associations d’anciens déportés se sont réunis en présence des représentants officiels pour lire le message commun des anciens déportés sur la première terrasse du camp. Après une minute de silence, la Marseillaise a résonné.
Les chants de la cérémonie ont été interprétés par le Collège Frison-Roche de la Broque. Les élèves ont revisité une chanson de l’artiste Yannick Noah avec leurs propres paroles.
La Sonnerie aux Morts et la Marseillaise ont été jouées par Clément et Baptiste Ludwig à la trompette, Gabriel Ludwig au saxophone et Lilian Stauder au trombone.

 

 

LE CONCERT DE L’OSM :

Après la cérémonie, à 17h, l’Orchestre symphonique de Mulhouse (OSM) a proposé un concert en deux temps. Il a interprété les oeuvres de trois compositeurs ayant subi l’enfer des camps de concentration.

D’abord dans le hall d’accueil (public assis) :
- Viktor Ullmann (interné et mort à Auschwitz) : Quatuor à cordes n°3 ; 15min
- Simon Laks (interné à Auschwitz) : Quatuor à cordes n°3 ; 25min

Puis dans la Kartofelkeller (public debout) :
- Gideon Klein (interné et mort à Fürstengrube) : Trio à cordes ; 15min