Décès du colonel Claude DE BOOSERE

C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès du colonel Claude DE BOOSERE, ancien combattant de la 2ème DB et des guerres d’Indochine et d’Algérie.

Claude est né le 26 mai 1928 à Rouen.
Le 2 août 1944, il assiste au débarquement de la 2ème DB du général Leclerc sur la plage d’Utah-Beach. Se vieillissant de 2 ans - il n’en a que 16 - il est engagé verbalement au sein du 3ème régiment de marche du Tchad (RMT). Il participe ainsi à la bataille de Normandie.
Avec le capitaine Drone qui a pris le gamin sous son aile, il fait partie du 1er détachement de la 2ème DB à rentrer dans Paris le 24 août. C'est là qu'il va rencontrer le colonel Rol-Tanguy, l'un des grands chefs de la résistance parisienne.
Après la libération de la capitale, il lui est demandé de se présenter au 1er bureau de recrutement en France de la 2ème DB à Saint-Germain-en Laye où il s’engage officiellement, pour la durée de la guerre, le 4 septembre. Il rejoint sa compagnie d’affectation à Azerailles (54) le 15 novembre.
Il participe à la bataille de Dompaire et reçoit sa première citation et sa première blessure à Badonviller. Il se bat dans les Vosges, en Alsace puis participe à la campagne d’Allemagne jusqu’au nid d’aigle d’Hitler à Bertchtesgaden.
Démobilisé, il s’engage à nouveau, en 1947 toujours au sein du 3ème RMT, pour servir en Indochine. Il part pour l’Asie le 24 avril mais son unité est déroutée pour s’opposer à une révolte en cours à Madagascar.
En 1948, malade, il est rapatrié sanitaire vers la France mais en 1950, il se porte à nouveau volontaire pour servir en Indochine où il débarque le 24 septembre. Il est affecté aux commandos de Cholon.Au cours d'un affrontement avec le Viêt-Minh, il reçoit une balle dans le ventre.
Suite à cette grave blessure, il est rapatrié en France. Après guérison, Claude est affecté en 1953 en Algérie où il va servir jusqu’en 1964. Dans l’intervalle, il participe entre autres à la campagne de Suez en 1955.
Blessé deux fois, grand invalide de guerre, il est rayé des contrôle de l’activité le 1er mai 1965.

Président de nombreuses associations, il sera en particulier vice-président du comité de la flamme sous l’Arc de triomphe dont il était membre permanent.

Depuis 2006, il participait chaque année aux cérémonies annuelles du Struthof en tant que responsable du protocole au sein de l'ONACVG. Avec une rigueur toute militaire mais toujours avec bonhomie et surtout bienveillance, il organisait le dépôt des gerbes et les mouvements des porte-drapeaux.

Claude DE BOOSERE était officier de la Légion d’honneur, médaillé militaire, chevalier de l’Ordre national du mérite, titulaire des croix de guerre 39/45 et des TOE et d’un grand nombre d’autres décorations françaises et étrangères.

Le Centre européen du résistant déporté adresse ses profondes et sincères condoléances à son épouse Anne-Marie, à son fils Claude, à ses petits-enfants et à tous ses proches.

Les obsèques du colonel DE BOOSERE ont eu lieu le 9 mai en l'église St. Jean-Baptiste de Ruaux (88).